jeudi 26 juin 2014

Encyclopédie : "E" comme" Ethique" et B.D.S.M

Il existe bel et bien une "éthique BDSM" avec ses principales composantes : 

- le respect.
- la communication. 
- la sécurité.
 
 (extrait d’entretien, d' un homme soumis)

" J’apprécie le fait que ma Maîtresse sache justement me faire franchir ces limites. Je m’abandonne entre ses mains et me laisse entraîner toujours plus loin...

J’attends cet instant où je me détache de mon corps pour découvrir d’autres univers. 
Je ne suis plus maître de moi-même, ni de mes émotions qui me sont imposées. 
Je perds alors tout contrôle sur la situation, tous mes repères disparaissent et je me livre totalement à celle qui est mon plaisir, et pour son plaisir.

Dans ces moments-là, elle peut tout.

Il n’existe plus de limites. 
Mon corps et mon esprit lui appartiennent. 

La souffrance devient accessoire, mais c’est elle qui permet ce basculement. La douleur me fait rapidement perdre mes repères. 
Alors tout devient possible."

Beaucoup se reconnaîtront en lisant cet extrait !



" Les larmes "- Photo de Cathy Baillet.


Pour pratiquer le S/M il faut aussi accepter et assumer le fait "qu'on prend du plaisir à donner/recevoir de la douleur". 
 Il appartient à chacun de se " déterminer":
  • Pour la personne dominante, elle doit savoir doser  le degré de douleurs qu'elle infligera à la personne soumise pour en tirer son plaisir sans pour autant aller très au-delà des limites acceptables.
  • Pour la personne soumis, elle doit accepter d'être humiliée  physiquement ou psychologiquement.
Il ne faut pas perdre de vue que les rapports B.D.S.M ne peuvent se pratiquer  qu'entres personnes adultes, responsables et consentantes.

Le cheminement dans le S/M est un parcours initiatique ponctué de pratiques diverses et variées exigeant de savoir faire la part des choses entre le réel et le jeu.

Le fait de dépasser "des interdits normalement établis" demande une certaine ouverture d'esprit et une certaine démarche mentale consistant à savoir se remettre en cause. 

- Être S/M :  c'est avoir l'esprit Saadien et non pas Sadique.
- Être S/M :  c'est apprécier la philosophie; pas la torture.
- Être S/M :  c'est se dévoiler en dévoilant l'autre.
- Être S/M :  c'est se concevoir artiste, pas Torquemada.
- Être S/M exige une intelligence, une culture mais aussi le respect des limites que nous impose notre société.

2 commentaires:

  1. Bonsoir ma Maîtresse,

    Le soumis que Vous citez dit des choses qui me paraissent essentielles: le don de soi - de son corps et de son esprit - total, sans limite, est sans aucun doute ce que je trouve le plus beau dans le BDSM tel que je le conçois.

    L'utilisation d'un "safeword" devient alors caduque, car contradictoire avec le fait de se donner sans limite. Contradictoire aussi avec le fait, pour le soumis, de perdre tout contrôle sur la situation.

    Se donner sans limite, conduit par définition à accepter tout risque y compris vital; donc être prêt à donner sa vie pour l'Autre.

    Mais l'intérêt tant pour la personne dominante que pour la personne soumise n'est bien sûr normalement pas d'en arriver à cette extrémité . D'où l'importance de la sécurité et de la communication

    A défaut donc de safeword (et comme je Vous l'ai dit, je m'aperçois que je me sens personnellement incapable de me donner totalement tout en me posant des questions sur mon état...) "les signaux" venant du soumis sont certainement très utiles pour la personne qui domine car si le soumis perd ses repères et ne contrôle plus son état, seule la personne dominante garde le pouvoir d'arrêter à temps.
    D'où l'importance, j'imagine, de faire s'exprimer le soumis ; sur ce point (qui n'est pas incompatible avec le fait de se donner totalement), je pense que je peux et doit progresser afin de Vous aider à éviter tout accident qui pourrait compromettre notre merveilleux chemin commun.

    Avec mes plus chaleureux hommages,

    Votre soumis

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  2. Oui un fort joli texte Maitresse Saadienne

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