mercredi 5 février 2014

Confessions d' Arn'Ô./ seconde rencontre ( partie :1)

Confessions de A.
Article déjà publié sur mon précédent blog : à découvrir ou relire.



"Ma poitrine et mon séant endoloris me rappelle insatiablement au souvenir divin de ce dimanche après midi passé en votre compagnie et celle vos convives.

Cela faisait très longtemps que je n’avais eu le plaisir de vous servir.

Lorsque vous m’avez appelez la semaine dernière pour me convoquer, je n’avais plus eu de relation avec qui que ce soit depuis bien longtemps.

Enfermé dans le cercle vicieux d’une vie de couple à la dérive, je finissais presque par me résoudre à cette monotonie et ce profond ennui que j’ai, en vain essayé, de combattre avec la maladresse de la frustration, me rendant incapable de faire partager mon désir.


Votre appel, la semaine dernière a résonné dans mon esprit comme un premier coup de fouet.


Je retrouvais subitement des sensations que je n’avais pas oubliées.
Elles étaient restées là, profondément ancrées en moi, mais je les avais éludées afin de ne pas vivre dans le tourment du manque de cette drogue qu’est le désir


Mon cœur battait à nouveau violemment dans ma poitrine, je ressentais cette sensation que j’ai bien connu autrefois. Diffuse, elle part du creux de mes reins pour s’irradier, d’un coté le long de ma colonne vertébrale jusqu’à la base de mon crâne et de l’autre, jusqu’à mon fondement.

Le parallèle avec l’effet d’un paradis artificiel m’apparaît évident, mais c’est encore bien en dessous de la satisfaction de la réalité de votre voix au bout du fil.

Je m’étais presque résigner à respecter l’absence de désir de ma conjointe pour vivre dans la morosité de l’abstinence et d’un amour devenu platonique, niant ma nature profonde libertine et les diverses façons que j’avais de satisfaire cette dernière.
Malgré ma conviction que le sexe est quelque chose d’intime et qu’il n’est pas toujours possible de tout partager avec sa compagne, je m’étais résigné, dans un masochisme sans plaisir, à la disparition totale du moindre rapport physique.

Aussi, n’ai-je pas hésité une seule seconde à replonger dans le délicieux tourment de l’enfer qu’est votre service, Maîtresse.

Dès lors, j’ai compté les jours qui me séparaient de notre rencontre, l’estomac noué mais retrouvant en moi une force que je croyais disparue.

Cette force qui me permet d’avancer, cette force qui paradoxalement me donne le courage de tout affronter, me donne une confiance presque sans borne et la capacité de ramener les petits tracas de la vie, à ce qu’ils ont de dérisoires et négligeables.  


Je retrouvais de la lumière au milieu du néant."

&&&&&&&  

"Nous sommes enfin au matin de notre rencontre. Sans que vous m’ayez donné la moindre indication à ce sujet, j’entreprends de me préparer pour être digne de vous. Comme il m’arrivait de le faire il y a quelques temps, j’ai commencé par chasser tous ces poils qui cachent mon corps pour mieux m’offrir à vous.

J’ai pris soins de bien dégager ma rondelle et mon pubis.

Ma pilosité disparaît et me révèle progressivement à ma nature profonde de chienne.

Mon string me rappellera tout au long du trajet la finalité de ce voyage, oppressant mes burnes, caressant sans délicatesse ma rondelle.

Dans le réduit de la salle d’eau, je me débarrasse de mes vêtements, ne conservant que mon string.


La porte coulisse et le jeu commence enfin.

Maîtresse me donne sa main à baiser et m’invite à la suivre à quatre pattes. Je dois maintenant embrasser ses bottes. 





D’abord avec avidité, je couvre sa chausse d’une multitude de baisers, puis je m’apaise, mes lèvres deviennent plus délicates, plus langoureuses sur le cuir.

 Je n’ai plus aucune autre volonté que celle de satisfaire ma maîtresse, d’être chienne, d’être sensuel (autant que ma condition de chienne me le permet), je ressens les choses, je me donne tout entier dans ces embrassades. 






Je me dois maintenant de manifester ma condition et remuer mon derrière. Mon bassin imprime dès lors, un mouvement proche de celui de la saillie. Ma tête est penchée en avant, mes yeux sont clos, je creuse mes reins pour mieux les offrir.


Je dois maintenant me relever, debout, face au mur, Maîtresse m’impose d’écarter à outrance les jambes. 




Je suis entravé, une barre me maintient dans cette position inconfortable un long moment, mes mains sont enchaînées et mon collier est relié par une lourde chaîne à un mousqueton fixé dans le mur, face à moi.



Il me semble comprendre à cet instant qu’une autre Maîtresse et son soumis? sont désormais présents avec nous.


Mes jambes fatiguent et se mettent à trembler.

J’essaye tant bien que mal de prendre sur moi pour parvenir à les tendre à nouveau.

2 commentaires:

  1. Bonjour Dame Saadienne :)
    Le mental a une part supérieure au physique selon moi.
    Cela se dégage de ces confessions et peut pratiquement se palper.
    Vous donnez du rêve aux lecteurs soumis :)

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    1. Bonjour Freya


      Oui, en effet, la cérébralité est essentielle dans ces échanges!
      Les confessions permettront à certains "soumis" de se retrouver et pour d'autres visiteurs de comprendre que le S.M peut-être riche dans certaines situation, sans vulgarité!
      Saadienne

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