jeudi 3 août 2017

Artiste : Sardax ( partie :1)

Situations diverses d'humiliations et de contraintes illustrées par un grand artiste : Sardax.






















samedi 22 juillet 2017

3 / Confessions d’exception : G-Arthur GOLDSMITH

 3/ PLAISIRS SOLITAIRES, PLAISIRS PARTAGES


Devenu écrivain, G-A Goldschmidt fouille sa mémoire pour retrouver « le goût » de ces punitions, fellations obligatoires et flagellations répétitives, retrouver le sentiment confus d’un plaisir pris à ces sévices. 


  
Marie José LUCAS directrice de l’établissement ( liée au colonel de La Rocque, le fondateur de la Croix-de-Feu) appartînt dès le début à la résistance, c’est à elle que G-A Goldschmitd et son frère doivent d’être en vie.

extraits :

" Depuis que la guerre et les soucis alimentaires n’occupaient plus entièrement l’esprit de Mlle Lucas, elle avait été reprise par sa nature profonde et ne s’inquiétait plus que de nos « mauvaises habitudes
Les surveillants et les surveillantes avaient reçus à cet égard des consignes très strictes qu’ils s’empressaient de suivre. 
On ne dira jamais assez à quel point, à cette époque, l’exclusive préoccupation des adultes en charge d’enfants était la répression sexuelle et l’obsession du plaisir solitaire ou mutuel.

C’était au point qu’on nous obligeait sous peine de privations de manger, de fouet, ou d’autres châtiments, à tourner la tête à droite lorsque sur la pente à gauche où broutait un cheval en érection.
On nous interdisait en été d’ouvrir nos cols car c’était inconvenant, mais on n’hésitait pas à nous dénuder pour nous punir.

Le dortoir était ainsi l’objet d’une surveillance toute particulière.

Après l’extinction des feux, la surveillante ou le surveillant faisait mine de s’en aller, ouvrait et refermait la porte, ce qui pour moi, vieil habitué que j’étais, ne me trompait pas. Au bout de quelques temps, les halètements ou les chuchotements de quelques garçons imprudents se faisaient entendre et le surveillant surgissait lampe de poche à la main et éclairait les coupables.

Ceux-ci étaient sur le champ conduits dans le bureau de la directrice et immanquablement condamnés à la fessée pour le lendemain.
Eux aussi tout comme moi, devaient aller dans le bois attenant se préparer les fouets de bouleau ou les badines de coudrier. Le soir vers cinq heures, ils avaient toute la journée pour cultiver leur attente, ils étaient punis, toujours devant témoins, déculottés dans le bureau de la directrice.
Le soir celui qui avait été le plus puni faisait voir les ecchymoses qui souvent le zébraient jusqu’aux cuisses, violettes ou carmins.
Dès le lendemain, elles étaient déjà très atténuées.
Mlle Lucas ne frappait jamais avec cruauté, elle se délectait, bien plutôt, de la nudité des larmes et de la honte. Pour elle, et du coup pour nous aussi, le spectacle de la nudité était un plaisir extrême qu’elle pouvait satisfaire, de plus, par la pesée mensuelle.
Une surveillante nous pesait entièrement nus sur une balance de pharmacien pendant que Mlle Lucas, assise à son bureau, ce qui lui permettait de troublantes vues d’ensemble, notait les prises de poids.

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Sources :
” La traversée des fleuves” autobiographie/ Georges- Arthur GOLDSCHMITD.  Editions du Seuil. ” Prix de l’écrit intime.”
  »Le recours » récit / Georges- Arthur GOLDSCHMITD.  Editions Verdier.